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mardi, janvier 17, 2006

"studio" bidouillé

Vous avez beaucoup vu de photo de type studio dernièrement, mais qu'en est-il? J'ai bien sûr mentionné que je n'avais pas de réel studio et que je n'avais pas accès à un endroit digne de ce nom. Il n'en demeure pas moins que j'ai vu bien des photos prises dans des endroits que nous pourrions appeler pro qui n'avaient pas la qualité de ce que je vous présente...mais ça, ce n'est que mon opinion!

Pour ajouter à ce que j'avais mentionné : simplicité, faible coût, relativement facile à contrôler.

Je commence par une liste de matériel utilisé :

  • 2 vieux flashes Braun SCA 340 semi-automatique (le flash prend une mesure de l'intensité de la lumière ambiante pour déterminer la force de l'éclair à produire pour un couple diaphragme-vitesse-iso déterminé et réglé manuellement sur l'appareil)
  • Un bout de feuille d'aluminium. Ce petit feuillet sert à dévier l'éclair du flash du boîtier servant à déclancher les 2 flashes qui sont en esclave.
  • Des toiles. Pour ma part, 2 toiles blanches (récupération de toiles de projection pour diapo) et une toile foncé (bout de tissus acheté à rabais)
  • Des trépieds pour placer les flashes. J'utilise des trépieds bas de gamme et ultra légers conçus pour de petits appareils compacts.
  • Une assistante en or pour s'occuper de Zachary. C'est Dominique la plupart du temps, vous l'aurez deviné.
Alors bon, les flashs :
Aspects intéressant des flash :

1- Ils ont un déflecteur partiel intégré. Cela permet de faire, sans plus de bricolage, l'utilisation d'une réflèction 80/20. Environ 80% de la lumière est réfléchie au plafond (il doit être blanc et pas trop haut...ce qui est facilement disponible) et 20% est dirigé par le réflecteur.
2- La tête est parfaitement orientable.
3-L'intensité est ajustable.

Pour les déclancher, rien de bien complexe ou de coûteux...simplement des "optical trigger", des "slave". Ce sont des cellules photosensibles qui réagissent à un flash. C'est donc performant tant qu'il peut "voir" l'éclair. On en voit un à droite.


Ce qu'il y a de bien avec ces déclencheurs, outre le prix très abordable, c'est qu'ils sont vissable sur un trépied standard. Pas besoin d'adaptateur pour les flashes.

Maintenant, pour déclancher les flash.
J'utilise le flash intégré du boîtier. Ce dernier doit impérativement être mis en mode manuel afin de ne pas avoir de pré-flash. En mode automatique, ces flashes envoient un pré-flash pour faire les mesures nécessaires aux systèmes TTL. D'un autre côté, je ne veux pas que la lumière de ce flash influence ma composition, je fais donc dévier le faisceau en plus d'en diminuer l'intensité. L'intensité se diminue sur le boîtier. J'utilise un simple feuillet d'aluminium pour faire dévier le faisceau. On peut l'observer ci-bas. J'utilise normalement des trépieds pleine grandeur pour disposer les flash mais il m'arrive aussi d'utiliser mon mini-trépied pour placer un flash dans un endroit exigue. On le voit sur la photo de gauche.

Dans de rare cas, j'utilise aussi un softbox (à droite). J'ai fait ce dernier avec du carton blanc de fort calibre. Le diffuseur est fait de papier parchemin (ça sert normalement en cuisine). La photo de gauche ainsi que celle du déclancheur ont été prises avec ce softbox monté sur un flash sur l'appareil photo...ce qui donne un effet (ho surprise!) de softbox!

À gauche, l'effet du softbox direct sur le sujet. À droite, en 80/20 face au sujet.







Donc, dans les faits...de quoi ça a l'air? Vous voyez, dans l'image du bas, tout ce dont je viens de parler. Les flash sont disposés à 45 degrés du sujet. Je règle la hauteur des flash en fonction du sujet....essais-erreur, mais normalement, à la hauteur du visage. Cette photo, montre que les flash se sont bel et bien déclanchés.

Ce que je fais est donc sommes toutes, relativement simple, mais demande à être apte à faire de bons ajustements manuel sur l'appareil. Au moins, en format numérique, on peut faire des essais.

J'ajouterais que l'utilisation du format raw est probablement un atout ici. C'est une photo en plein manuel...cela implique, en numérique, que tout les paramètres doivent être réglés. Pour ma part, je règle le WB, la tonalité et ce type de paramètres une fois sur l'ordinateur. C'est l'avantage du format raw! Je n'ai alors qu'à faire les réglages pour une photo...et les copier sur les autres.

La photo suivante a été prise le soir de la photo du setup. Outre le passage au N&B, la seule modification a été de jouer avec les niveaux sur un calque où j'avais extrait le fond afin qu'il soit un peu plus blanc. Cette photo aussi est issue de la même scéance .

dimanche, janvier 01, 2006

Going wide, ultra wide avec 30 Mpix

L'utilisation de lentilles ultra grand angulaire n'est pas toujours nécessaire pour prendre des angles de vues insolites. Le montage de plusieurs photos en panorama peut être une bonne manière de contourner le problème récurent de ne pas avoir toutes les lentilles qu'on aimerait bien posséder (il y en a un sacré paquet dans mon cas!).

Pour un paysage statique, rien n'empêche de faire un montage panorama pour tirer son épingle du jeu.

Je présente ici ce que JE fais. Cela n'a donc rien d'une méthode absolue, ce n'est qu'une méthode parmi d'autres.

Côté matériel :

  1. J'utilise toujours une lentille n'ayant à peu près pas de déformation. Les distorsions de lentilles sont vraiment problématique quand arrive le temps du montage. Le rapiéçage des différentes images en un tout demande à ce qu'il y ait des repères communs entres les prises de vues. Si le bord de votre photo a une courbure non voulu à droite, la prochaine photo aura la même courbure à gauche, mais inversé! Ce problème peut être contourné de 3 manières. On peut faire plus de prise de vues. De cette manière, le rapiéçage se fera plus au centre de l'image, éliminant la partie courbé. On peut enlever les distorsions avec photoshop où autre....mais il faut le faire pour chaque image. Ma préféré et celle que j'utilise : prendre un objectif qui n'a pas de distorsion! Pour ceux qui utilisent des zooms, il y a souvent une plage où il y a moins de distorsion, ce qui est à privilégier.
  2. J'utilise, si possible, un trépied, ce qui m'évite des mouvements non voulus. Si je fait un panorama de gauche à droite, e veux monter et descendre le moins possible puisque je devrai recadrer le cas échéant. Il m'est rarement possible d'utiliser un trépied cependant puisque je ne le trimbale pas assez souvent!
  3. J'utilise toujours mon appareil à la verticale afin de couvrir une bonne hauteur d'image.
Côté setting sur l'appareil, selon moi, il y a 2 choix. :
  1. Le mode plein manuel (y compris le WB, la tonalité et tout!) afin qu'il n'y ait pas de variations d'une image à l'autre. Après tout, on veut imiter le fait de n'avoir pris qu'un cliché avec un ultra wide angle de luxe!
  2. La deuxième méthode, celle que j'utilise, consiste à bloquer l'exposition et la mise au point à l'aide du bouton AE-L EA-L. Normalement, dans ces conditions, toutes les images devraient être sur la même configuration. Je m'en assure cependant en uniformisant les paramètres des fichiers raw en post-traitement.
Maintenant, les photos sont dans l'ordi, il ne reste qu'à les monter, les assembler. Le faire à la main....oubliez moi!

Il existe plusieurs logiciels qui peuvent faire ça à notre place, c'est tu pas beautiful ça?

Pour cette démonstration : 10 images à fusionner

Bon...les canonistes pullulent...et avec chaque appareil canon vendu, il y a un logiciel de montage de panorama : PhotoStitch. Je n'aime pas les P&S nikon....canon fait de très beaux produits dans ce secteur. J'ai donc moi même ce logiciel. J'ai pris une série d'image à côté d'un train. Rien de facile pour le logiciel, il faut le spécifier.

Je ne mentionne rien de particulier en ce qui concerne l'utilisation. C'est du tout automatique et la seule chose à faire est d'entrer la distance focale. Voici le résultat, après un ajustement des niveaux usuel dans photoshop.Il faut l'avouer, c'est déjà vraiment pas mal! Ici, je ne tiens pas compte du fait que l'horizon soit de travers où quoi que ce soit. la qualité du montage est indéniable MAIS...ce n'est pas à mon goût.J'ai pris la première photo face au train et j'ai tourné vers la droite. On voit que la ligne du train a un problème flagrant de perspective en dessous du graffiti orange. Ce logiciel est bien, mais pas fait pour gérer une situation complexe où les lignes sont importantes.

Passons à Photoshop CS2. Il a un outil intégré pour le montage de panorama. Il se trouve dans File>Automate>PhotoMerge. Une boîte de dialogue apparaît pour sélectionner les fichiers. À cette étape, cocher la case pour lui demander d'essayer de les arranger lui même.

Il ne reste qu'à lancer l'outil. Je vous laisse découvrir l'outil, il est relativement simple et, de toute manière, ce qu'il propose est habituellement correct du premier coup.

Si j'accepte TOUTES la configuration proposé par défaut, qu'est-ce qui arrive???

Ceci :
C'est peut-être un tout petit peu mieux que ce qui a été fait tout en automatique avec l'autre logiciel....ça ne vaut pas le coup de se faire suer vous allez me dire. Je ne peux qu'être d'accord!

Ce qui est intéressant de l'outil de photoshop, c'est qu'il permet plus de manipulations et qu'il a plus d'options. L'option la plus importante est selon moi la correction de la perspective.

C'est un paramètre à droite de la fenêtre de l'outil. Une fois coché, voyez ce qu'il advient :


Une image parfaite, sans distorsion. Imaginez, j'étais face au graffitis au début de la séquence. Cela me donne une image de 30 Mpix sans distorsions. Que demander de plus? Pouvoir le faire sans ces manipulations....bien sûr!

Il ne reste qu'un détail que vous ne pouvez voir ici. La correction colorimétrique du logiciel est bonne, mais pas excellente et dans le rapiéçage de zone de couleur uniforme....ça paraît. Dans ce cas, le ciel présente des imperfections notables à la découpe des différentes images. Cela se produit habituellement pour les zones uniformes. Il ne reste qu'à faire une sélection du ciel avec votre outil préféré et d'appliquer un "Gaussian blur" (flou gaussien). Afin que se perdent ces détails de zones uniformes.