"studio" bidouillé
Vous avez beaucoup vu de photo de type studio dernièrement, mais qu'en est-il? J'ai bien sûr mentionné que je n'avais pas de réel studio et que je n'avais pas accès à un endroit digne de ce nom. Il n'en demeure pas moins que j'ai vu bien des photos prises dans des endroits que nous pourrions appeler pro qui n'avaient pas la qualité de ce que je vous présente...mais ça, ce n'est que mon opinion!
Pour ajouter à ce que j'avais mentionné : simplicité, faible coût, relativement facile à contrôler.
Je commence par une liste de matériel utilisé :
- 2 vieux flashes Braun SCA 340 semi-automatique (le flash prend une mesure de l'intensité de la lumière ambiante pour déterminer la force de l'éclair à produire pour un couple diaphragme-vitesse-iso déterminé et réglé manuellement sur l'appareil)
- Un bout de feuille d'aluminium. Ce petit feuillet sert à dévier l'éclair du flash du boîtier servant à déclancher les 2 flashes qui sont en esclave.
- Des toiles. Pour ma part, 2 toiles blanches (récupération de toiles de projection pour diapo) et une toile foncé (bout de tissus acheté à rabais)
- Des trépieds pour placer les flashes. J'utilise des trépieds bas de gamme et ultra légers conçus pour de petits appareils compacts.
- Une assistante en or pour s'occuper de Zachary. C'est Dominique la plupart du temps, vous l'aurez deviné.
Aspects intéressant des flash :1- Ils ont un déflecteur partiel intégré. Cela permet de faire, sans plus de bricolage, l'utilisation d'une réflèction 80/20. Environ 80% de la lumière est réfléchie au plafond (il doit être blanc et pas trop haut...ce qui est facilement disponible) et 20% est dirigé par le réflecteur.
2- La tête est parfaitement orientable.
3-L'intensité est ajustable.
Pour les déclancher, rien de bien complexe ou de coûteux...simplement des "optical trigger", des "slave". Ce sont des cellules photosensibles qui réagissent à un flash. C'est donc
performant tant qu'il peut "voir" l'éclair. On en voit un à droite.Ce qu'il y a de bien avec ces déclencheurs, outre le prix très abordable, c'est qu'ils sont vissable sur un trépied standard. Pas besoin d'adaptateur pour les flashes.
Maintenant, pour déclancher les flash.
J'utilise le flash intégré du boîtier. Ce dernier doit impérativement être mis en mode manuel afin de ne pas avoir de pré-flash. En mode automatique, ces flashes envoient un pré-flash pour faire les mesures nécessaires aux systèmes TTL. D'un autre côté, je ne veux pas que la lumière de ce flash influence ma composition, je fais donc dévier le faisceau en plus d'en diminuer l'intensité. L'intensité se diminue sur le boîtier. J'utilise un simple feuillet d'aluminium pour faire dévier le faisceau. On peut l'observer ci-bas.

J'utilise normalement des trépieds pleine grandeur pour disposer les flash mais il m'arrive aussi d'utiliser mon mini-trépied pour placer un flash dans un endroit exigue. On le voit sur la photo de gauche.Dans de rare cas, j'utilise aussi un softbox (à droite). J'ai fait ce dernier avec du carton blanc de fort calibre. Le
diffuseur est fait de papier parchemin (ça sert normalement en cuisine). La photo de gauche ainsi que celle du déclancheur ont été prises avec ce softbox monté sur un flash sur l'appareil photo...ce qui donne un effet (ho surprise!) de softbox!À gauche, l'effet du softbox direct sur le sujet. À droite, en 80/20 face au sujet.
Donc, dans les faits...de quoi ça a l'air? Vous voyez, dans l'image du bas, tout ce dont je viens de parler. Les flash sont disposés à 45 degrés du sujet. Je règle la hauteur des flash en fonction du sujet....essais-erreur, mais normalement, à la hauteur du visage. Cette photo, montre que les flash se sont bel et bien déclanchés.
Ce que je fais est donc sommes toutes, relativement simple, mais demande à être apte à faire de bons ajustements manuel sur l'appareil. Au moins, en format numérique, on peut faire des essais.J'ajouterais que l'utilisation du format raw est probablement un atout ici. C'est une photo en plein manuel...cela implique, en numérique, que tout les paramètres doivent être réglés. Pour ma part, je règle le WB, la tonalité et ce type de paramètres une fois sur l'ordinateur. C'est l'avantage du format raw! Je n'ai alors qu'à faire les réglages pour une photo...et les copier sur les autres.
La photo suivante a été prise le soir de la photo du setup. Outre le passage au N&B, la seule modification a été de jouer avec les niveaux sur un calque où j'avais extrait le fond afin qu'il soit un peu plus blanc. Cette photo aussi est issue de la même scéance .




